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    (Imprinting)
    Extrait de Hésitation :
     
    - Leah ? m'étonnai-je.
    Laeh était la fille de Harry, le vieil ami de Charlie qui était mort d'une crise cardiaque au printemps.
    - Oui, acquiesça Jacob, la voix soudain plus grave. Leah et Sam sortaient ensemble depuis qu'elle était en seconde. Le couple du lycée. Quand il a disparu, elle était morte d'inquiétude.
    - Mais Emily et lui..
    - J'y arrive.
    (...)
    - (...) De bien des façons, sa vie est redevenue... sinon normale, mieux. Sauf que Sam ne pouvait rien révéler à Leah. Nous avons interdiction de mettre au courant qui n'a pas besoin d'être dans le secret. De plus, il n'était pas sain pour lui de traîner avec elle. Il a triché, comme moi avec toi. Leah était furax qu'il ne lui explique rien, ni où il avait disparu, ni où il se rendait la nuit, ni pourquoi il était toujours si fatigué. Malgré tout, ils parvenaient à tenir le coup. Ils s'y efforçaient. Ils s'aimaient vraiment.
    - Et elle a fini par découvrir la vérité ?
    - Non. Sa cousine, Emily Young est venue de la réserve Makah, en visite pour le week-end.
    (...)
    - C'est... affreux ! Comment Sam a-t-il pu...
    - Ne le juge pas trop vite. As-tu déjà entendu parler d'imprégnation ?
    - Non. Qu'est-ce que c'est ?
    (...)
    - Sam aimait Leah, murmura-t-il, le regard perdu sur l'océan. Mais quand il a vu Emily, cet amour n'a plus compté. Parfois, et nous ne comprenons pas exactement pourquoi, nous trouvons nos partenaires de cette façon. Nos âmes soeurs, s'empressa-t-il de corriger en rougissant.
    - Le coup de foudre ? ricanai-je.
    - C'est un peu plus fort que ça, répondit-il, réprobateur. Plus absolu.
    (...)
    - L'amour à la première rencontre. Plus puissant que le coup de foudre.
    (...)
    - Ce n'est pas facile à définir. De toute façon, ça n'a aucune importance. Tu demandais pourquoi Sam hait les vampires qui l'on amené à muter et à se haïr lui-même. Tu le sais, maintenant. Il a brisé le coeur de Leah. Il a repris toutes les promesses qu'il lui avait faites, il est condamné à croiser ses yeux accusateurs chaque jour et il est conscient qu'elle est dans son droit.
    (...)
    - C'ets tellement difficile à décrire. Ca n'a rien à voir avec un coup de foudre, ça ressemble plutôt à... la gravité. Lorsque tu vois ton âme soeur, c'est comme si, tout à coup, tu ne dépendais plus de l'attraction terrestre, mais de celle qu'elle exerce sur toi. Plus rien ne compte, sauf elle. Tu ferais n'importe quoi pour elle, tu deviendrais n'importe qui. Tu te transformes en celui qu'elle veut, protecteur, amant, ami ou frère.
    (...)
    - Est-ce un adieu, Jake ? finis-je par lâcher.
    - Pourquoi ? s'étonna-t-il. Il nous reste plusieurs années. Notre amitié ne peut-elle durer jusque-là ?
    - Pas des années, le corrigeai-je avec un rire sans joie. Quelques semaines tout au plus.
    Sa réaction me prit au dépourvu. Il bondit sur ses pieds, et la canette explosa dans sa main, répandant du soda partout, y compris sur moi.
    - Jake ! protestai-je.
    (...)
    - Des semaines, marmonna-t-il.
    Je ne pipai mot, encore pétrifiée. Il rouvrit les yeux, la fureur les avait désertés.
    - Il va te changer en infâme buveuse de sang dans quelques semaines ! siffla-t-il.
    Trop frappée pour m'offenser des termes, je me contentai d'acquiescer. Sa peau vira au verdâtre.
    - A quoi t'attendais-tu, Jake ? chuchotai-je. Il a dix-sept ans, j'approche à grand pas des dix-neuf. D'ailleurs, pourquoi retarder l'échéance ? Il est tout ce que je veux. Que puis-je faire d'autre ?
    Ce n'était qu'une question rhétorique, mais sa réponse claqua comme une fouet.
    - N'importe quoi. Mieux vaudrait encore que tu meures. Je préférerais cela.
    Je me recroquevillai comme s'il m'avait giflé. Un coup aurait été moins douloureux. Rapidement cependant, ma souffrance le céda à la colère.
     
    Dans le film :
     
    La scène se termine avec la visite dans le Riley dans la maison des Swann. Il se rend d'abord dans la chambre de Bella avant de descendre au salon où Charlie s'est endormi sur le canapé.

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  • capture-20130221-001634
    (Victoria)
    Extrait de Hésitation :
     
    - (...) A mon tour, maintenant. Que s'est-il passé ce week-end, pendant que j'étais chez ma mère ?
    Jacob serait plus explicite qu'Edward. Lui ne craignait pas de m'effrayer. Se pendant en avant, il s'anima aussitôt.
    - Embry, Quil et moi étions en train de patrouiller, dans la nuit de samedi, la routine, quand, surgie de nulle part, vlan ! une trace toute fraîche, vieille d'à peine quinze minute. Sam nous a ordonné de l'attendre, mais comme j'ignorais que tu étais absence, comme je ne savais pas non plus si les sangsues veillaient sur toi ou non, nous avons démarré au quart de tour. Malheureusement, elle a franchi ma frontière du pacte avant que nous ne la rattrapions. Nous nous sommes déployés le long de la ligne de démarcation en espérant qu'elle reviendrait. C'était super-énervant, crois-moi. (...) Nous sommes allés trop au sud. Les Cullen l'ont acculée de notre côté, quelques kilomètres plus au nord. Si nous avions su où l'attendre, l'embuscade aurait été parfaite.
    Il grimaça.
    - C'est alors que ça s'est compliqué, enchaîna-t-il. Sam et les autres l'ont rejointe avant nous, mais elle était en plein sur la frontière, avec les vampires en face. La costaud, là, comment s'appelle-t-il...
    - Emmett.
    - Ouais, lui. Il a plongé pour la choper, sauf qu'elle est drôlement rapide, la rouquine. Elle lui a échappé, et il a failli heurter Paul. Ce dernier... ben, tu le connais, quoi.
    - Oui.
    - Bref, il a perdu la boule. Qui le lui reprocherait ? Cette énorme sangsue le menaçait. Il a bondi... Hé ! Ne me regarde pas comme ça ! L'autre était sur notre territoire !
    (...)
    - De toute façon, Paul l'a raté, et le mastodonte a regagné son clan. Mais là, eh bien, la... la blonde...
    (...)
    - Rosalie.
    - C'est ça. Elle est devenue super-teigneuse, si bien que Sam et moi nous sommes rapprochés de Paul. C'est là que leur chef et l'autre mec blond...
    - Carlisle et Jasper.
    - Tu sais, je me fous complètement de leurs noms, s'emporta-t-il. Bon, je reprends. Donc, ce Carlisle a parlé à Sam pour calmer le jeu. Il y a eu un truc bizarre, d'ailleurs, car tout le monde s'est apaisé drôlement vite. C'était l'autre, là, qui devait interférer dans nos têtes. Impossible de lui résister, d'ailleurs.
    - Oui, j'ai déjà vécu ça.
    - (...) Bref, Sam et leur chef sont tombés d'accord pour déclarer que la rouquine, Victoria, était prioritaire, et nous sommes repartis en chasse. Carlisle nous avait tuyautés de façon à ce que nous identifiions bien sa trace. Elle est arrivée aux falaises qui sont juste au nord du pays Makah, là où la frontière se confond avec la côté sur quelques kilomètres. Elle a filé par l'océan, comme la dernière fois. Le costaud et le calme voulaient qu'on les autorise à franchir la ligne pour qu'ils la poursuivent. On a refusé, bien sûr.

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  • Bella_Renee_Eclipse_01
     (Bella's Truckflorida)
    Extrait de Hésitation :
     
    - Tu es bien silencieuse, fit remarquer Edward. L'avion t'a rendue malade ?
    - Non.
    - Tu es triste d'être partie ?
    - Plutôt soulagée, je crois.
    Il se tourna vers moi, perplexe. Inutile de lui demander de regarder devant lui, même si je détestais qu'il quittât le pare-brise des yeux.
    - Renée est tellement plus intuitive que Charlie, expliquai-je. Ca me rend nerveuse.
    - Ta mère est dotée d'un esprit très intéressant, s'esclaffa-t-il. Enfantin et perspicace à la fois. Elle envisage les choses d'une manière très personnelle.
    Perspicace. Oui, du moins quand elle prêtait attention aux autres. En général, elle était si déroutée par sa propre existence qu'elle avait tendance à occutler le reste. Ce week-end, cependant, elle m'avait observée avec beaucoup d'acuité. (...) Les embrassades et cris de joie passés, elle ne nous avait pas quittés du regard, ses grands yeux bleus se teintant peu à peu d'un éclat interrogateur et soucieux.
    Ce matin encore, nous avions fait une longue promenade sur la plage. Elle avait tenu à me montrer les merveilles de son nouvel environnement, en espérant toujours, sans doute, que le soleil finirait pas m'attirer loin de Forks. Elle avait aussi désiré me parler seule à seule, ce qui n'avait pas été difficile à obtenir : Edward s'était inventé un exposé à terminer en guise d'excuse pour ne pas sortir dans la journée.
    (...)
    - Belle ? avait demandé Renée en fixant les vagues qui s'écrasaient doucement sur la grève.
    - Oui ?
    - Je suis inquiète, avait-elle soupiré en évitant de me regarder.
    - Pour quoi ? m'étais-je aussitôt affolée. Je peux t'aider ?
    - Pas pour moi. Pour toi... et Edward.
    (...)
    - Votre relation est bien plus sérieuse que ce que je pensais.
    (...)
    - Votre liaison est étrange, avait-elle continué, sourcils froncés. Il est si... protecteur envers toi. Comme s'il était prêt à se jeter devant une balle de pistolet pour te sauver.
    - C'est donc si mal ? avais-je plaisanté.
    - Non. Juste différent. Il éprouve des sentiments très fort pour toi... tout en se montrant prudent. J'ai l'impression de ne pas bien saisir ce qui vous unit. Comme si vous partagiez... un secret.
    - Que vas-tu inventer, maman ? m'étais-je empressée de protester en feignant la légèreté.
    Pourtant j'avais l'estomac noué. J'avais oublié à quel point ma mère était capable de discernement. Parfois, sa vision simpliste du monde et sa distraction naturelle étaient ballayées par des illuminations qui la menait droit à la vérité. Cela ne m'avait pas posé de problème auparavant, n'ayant jamais eu de secret pour elle.
    - Et ce n'est pas que lui, avait-elle précisé. Tu verrais ton comportement en sa présence !
    - Comment ça ?
    - Tu te déplaces comme si tu t'orientais systématiquement en fonction de lui. Lorsqu'il bouge, même un tout petit peu, tu ajustes ta position à la sienne. On dirait des aimants... une sorte de réaction gravitationnelle. A croire que tu es un satellite. C'est très bizarre.
    (...)
    - Je suis sotte, hein ?
    Cette réflexion m'avait destabilisée pendant une seconde. Renée était si influençable ! Ce travers se révélait parfois positif, car ses idées manquaient souvent de sens pratique. En même temps, j'étais peinée de constater à quelle vitesse elle s'était rangée à mes arguments banals, d'autant que, pour le coup, elle avait parfaitement raison.
    - Mais non, m'étais-je ressaisie, tu es juste une mère.
    (...)
    Les doigts glacés d'Edward caressèrent ma joue, me ramenant à l'instant présent. Il se pencha, embrassa mon front.

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  • capture-20130220-221416
    (Bombay Bicycle Club - How can you swallow so much sleep)
    Extrait de Hésitation :
     
    Un entrain surprenant s'empara de moi quand je sortis du cours d'espagnol pour gagner la cafétaria. La raison n'en était pas seulement que je marchais main dans la main avec l'être le plus parfait qui fût, bien que ce détail comptât certainement.
    Entrait en jeu aussi la fin de mnon châtiment, le retour de mon émancipation.
    A moins que cela n'eût rien à voir avec moi, mais avec l'atmosphère jubilatoire qui planait sur le lycée. La fin de l'année se dessinait et, surtout pour les terminales, elle s'accompagnait d'une effervescence perceptible. La liberté était si proche qu'on pouvait la palper, la goûter. Elle se manifestait partout. Multiples affiches sur les murs de la cantine, poubelles débordant de dépliants multicolores rappelant aux élèves d'acheter l'annuaire de l'établissement ou des badges souvenirs, annonces diverses et variées sur la date limite de commande des robes et toques de cérémonie, modèles d'invitations ; publicités roses invitant à participer au bal de fin d'année (pouah !).
    (...)
    - Alice ? Alice ?
    La voix d'Angela me tira de ma rêverie. Mon amie agitait la main devant la figure figée et insondable d'Alice, une expression familière qui déclencha une vague d'affolement en moi. Ce regard vide indiquait qu'elle était en train de voir autre chose que la scène banale alentour, un évènement pourtant réel qui se produirait, dans peu de temps au demeurant. Mon sang se glaça dans mes veines. Soudain, Edward éclata de rire, bruit naturel et détendu qui eut le don d'attirer l'attention d'Angela et de Ben, tandis que je continuais de fixer sa soeur. Celle-ci tressaillit comme si un de ses voisins lui avait donné un coup de pied sous la table.
    - Tu fais déjà la sieste, Alice ? se moqua Edward.
    - Désolé, se ressaisit-elle, je rêvassais.
    (...)
    Ses prunelles rencontrèrent celles de son frère, rien qu'un instant, avant de revenir se poser sur Angela. Personne ne s'en aperçut, à part moi. Silencieux, Edward jouait avec une mèche des mes cheveux.

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