• capture-20130205-220106
    (Treaty)
    Extrait de Fascination :
     
    - Qu'est-ce qu'il racontait, à propos de la famille du docteur ?
    - Les Cullen ? Oh, c'est juste qu'ils sont supposés éviter le territoire de la réserve.
    C'était bien ce que j'avais cru comprendre. Jacob parut s'absorber dans la contemplation d'une des îles.
    - Pourquoi ?
    Il me jeta un coup d'oeil et se mordit les lèvres.
    - Heu... hésita-t-il, je ne suis pas censé parler de ça.
    - Ne t'inquiète pas, je ne dirai rien à personne, c'est de la simple curiosité de ma part, le rassurai-je en tâchant d'adopter un sourire séduisant.
    (...)
    - Tu connais nos vieilles légendes ? commença-t-il. Celle sur nos origines, à nous les Indiens Quileutes ?
    - Pas vraiment.
    - Eh bien, disons qu'il existe des tas de mythes, dont certains remonteraient au Déluge. D'après eux, les Quileutes auraient, pour survivre, accroché leurs canoës aux sommets des plus grands arbres des montagnes, comme Noé et son arche. (Ton léger, histoire de montrer qu'il n'accordait pas beaucoup d'importance à ces blagues.) Un autre prétend que nous descendons des loups, et que ceux-ci sont nos frères, encore aujourd'hui. Nos lois tribales interdisent d'ailleurs de les tuer. Et puis, ajouta-t-il en baissant un peu la voix, il y a les histoires sur les Sang-froid.
    - Les Sang-froid ? répétai-je sans plus cacher ma curiosité.
    - Oui. Les légendes les concernant sont aussi vieilles que celles sur les loups. Il y en a même de beaucoup plus récentes. L'une d'elle affirme que mon propre arrière-grand-père a connu des Sang-froid. C'est lui qui aurait négocié l'accord les bannissant de nos terres.
    (...)
    - C'était un Ancien de la tribu, comme mon père. Tu vois, les Sang-froid sont les ennemis naturels des loups. Enfin, plus exactement, des loups qui se sont transformés en hommes, comme nos ancêtres. Ceux que tu appellerais des loups-garous.
    (...)
    - Bref, reprit-il, les Sang-froid sont nos ennemis traditionnels. Mais la meute de ceux qui sont apparus sur notre territoire du temps de mon arrière-grand-père était différente. Ces Sang-froid ne chassaient pas comme les leurs. Ils n'étaient pas dangereux pour notre peuple. Alors, mon aïeul a conclu un traité avec eux. S'ils promettaient de se tenir loin de nos terres, nous ne les dénoncions pas aux visages pâles.
    Il m'adressa un clin d'oeil. J'avais du mal à comprendre. Je ne voulais pas non plus lui montrer à quel point je prenais ces histoires de fantômes au sérieux.
    (...)
    - En quoi cela concerne-t-il les Cullen ? l'interrogeai-je en feignant la décontraction. Ils sont comme les Sang-froid que ton arrière-grand-père a rencontrés ?
    (...)
    - Ce sont les mêmes.
    (...)
    - Mais qui sont-ils ? Qu'est-ce que sont les Sang-froid ?
    Il me fit une grimace lugubre.
    - Des buveurs de sang, expliqua-t-il d'une voix glaçante. Ton peuple les appelle vampires.
    (...)
    - Ces légendes sont dingues, non ? Pas étonnant que mon père nous défende de les évoquer.
    - Ne t'inquiète pas, je ne dirai rien.
    - J'imagine que je viens de violer un traité.
    - Je serai muette comme une tombe.

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  • capture-20130205-212220
    (I dreamt of Edward)
    Extrait de Fascination :
     
    Cette nuit-là, pour la première fois, je rêvai d'Edward Cullen.
    Dans mon rêve, il faisait très sombre, et la lumière chiche semblait sourdre de la peau d'Edward. Je ne voyais pas son visage, seulement son dos, au fur et à mesure qu'il s'éloignait de moi, m'abandonnant dans l'obscurité. J'avais beau courir, je ne le rattrapais pas ; j'avais beau l'appeler, il ne se retournait pas. Troublée, je m'éveillai et ne retrouvai pas le sommeil avant ce qui me parut être un très long moment. Par la suite, il hanta mes songes presque chaque nuit, mais en restant toujours à la périphérie, hors d'atteinte.

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  • -Edward-Bella-Wallpapers-3-edward-and-bella-9243217-1280-800
    (Phascination phase)
    Extrait de Fascination :
     
    Nous eûmes fini bien avant les autres.
    (...)
    J'eus donc tout le loisir de m'obliger à ne pas dévisager mon voisin, sans succès. J'étais en train de le guigner quand je m'aperçus qu'il me contemplait avec cet air de frustration inexplicable qui m'avait déjà intriguée. Tout à coup, je crus deviner ce qui avait changé en lui.
    - Tu portes des lentilles, non ? m'exclamai-je tout à trac.
    Cette réflexion inattendue parut le désarçonner.
    - Non.
    - Ah bon, marmottai-je. Tes yeux sont différents, pourtant.
    Haussant les épaules, il détourna la tête. Malgré tout, j'étais convaincue qu'il y avait quelque chose de nouveau en lui. Je gardais un souvenir très net de la noirceur terne de ses pupilles lorsqu'il m'avait toisée - une couleur qui tranchait sur sa pâleur et ses cheveux blond vénitien. Aujourd'hui, ses yeux avaient une teinte complètement autre : un ocre étrange, plus soutenu que du caramel mais panaché d'une nuance dorée identique. Je ne me l'expliquais pas, à moins qu'il m'eût menti à propos des lentilles.
    (...)
    - Dommage pour la neige, hein ? me lança Edward.
    J'eus l'impression qu'il se forçait à faire la conversation. Une fois de plus, je cédai à la paranoïa - c'était comme s'il avait entendu l'échange que Jessica et moi avions eu à la cafétéria et qu'il essayait de prouver qu'il s'intéressait aux autres.
    (...)
    - Tu n'aimes pas le froid.
    C'était une affirmation.
    - Ni l'humidité, renchéris-je.
    - Tu dois difficilement supporter Forks, s'aventura-t-il.
    - Tu m'imagines même pas à quel point.
    Ces mots parurent le fasciner, ce qui le laissa pantoise. Quant à son visage, il m'obsédait tellement que je devais m'interdire de la contempler plus que ne l'autorisait la courtoisie.
    - Pourquoi es-tu venue t'installer ici, alors ?
    Personne ne m'avait posé la question - en tout cas de façon aussi directe.
    - C'est... compliqué.
    - Je devrais réussir à comprendre.
    Je ne dis rien pendant un long moment, puis commis l'erreur de croiser son regard. Ses prunelles d'un or sombre me déstabilisèrent, et c'est sans réfléchir que j'acceptai de m'expliquer.
    - Ma mère s'est remariée.
    (...)
    - Et tu ne l'apprécies pas, conjectura Edward sans se départir de sa gentillesse.
    - Si, Phil est chouette. Trop jeune, peut-être, mais sympa.
    - Pourquoi n'es-tu pas restée avec eux, s'il est aussi agréable ?
    (...)
    - Phil voyage beaucoup. Il est joueur de base-ball professionnel, précisai-je avec un demi-sourire.
    (...)
    - Et ta mère t'a expédiée ici afin de l'accompagner librement.
    De nouveau, c'était une affirmation.
    - Non, protestai-je, elle n'y est pour rien. C'est moi qui l'ai voulu.
    - Je ne saisi pas, avoua-t-il en fronçant les sourcils.
    Sa frustration me sembla démesurée. J'étouffai un soupir. Pourquoi prenais-je la peine de raconter ma vie ? Sûrement parce que l'intensité de sa curiosité ne faiblissait pas.
    - Au début, repris-je, elle est restée avec moi. Mais il lui manquait. Elle était malheureuse... Bref, j'ai décidé qu'il était temps que je connaisse un peu mieux Charlie.
    Je prononçai ces dernières paroles avec des intonations sinistres.
    - Et maintenant, c'est toi qui n'es pas heureuse, en déduisit-il.
    - La belle affaire !
    (...)
    - Tu donnes bien le change, murmura-t-il, appréciateur, mais je parie que tu souffres plus que tu ne le laisses voir.
    Je le gratifiai d'une grimace, résistant difficilement à l'envie de lui tirer la langue comme une gamine de cinq ans, puis je détournai la tête.
    (...)
    - Je t'agace ? demanda-t-il, l'air soudain amusé.
    Sans réfléchir, je lui jetai un coup d'oeil... et lui avouai la vérité, une fois de plus.
    - Pas vraiment, maugréai-je. Je m'agace moi-même, plutôt. Je suis tellement transparente. Ma mère m'appelle son livre ouvert.
    - Je ne suis pas d'accord. Je te trouve au contraire difficile à déchiffrer.
    Malgré tout ce que je lui avais confessé et tout ce qu'il avait deviné seul, il était apparemment sincère.
    - C'est que tu es bon lecteur.
    - En général, oui.
    Il m'adressa un large sourire qui dévoila une rangée de dents extra blanches et régulières.

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  • capture-20130203-204500
    (Blue Foundation - Eyes on fire)
    Extrait de Fascination :
     
    Lorsque j'arrivai à la cafétéria avec Jessica - en m'efforçant, en vain, de ne pas le chercher des yeux -, je découvris que, si ses étranges frères et soeurs étaient déjà  installés, lui n'était pas là.
    (...)
    Il ne vint pas, le temps passa, et ma tension augmenta.
    Lorsque, à la fin du repas, son absence se confirma, c'est avec plus d'assurance que je me rendis en cours de biologie. (...) Sur le seuil, je retins mon souffle, mais Edward n'était pas là non plus. En soupirant, je gagnai ma place.
    (...)
    Je fus soulagée d'avoir la paillasse pour moi seule. Du moins, c'est ce que je me répétai. En vérité, j'étais obsédée par l'idée d'être à l'origine de la défection d'Edward. Penser que j'étais capable d'affecter quelqu'un à un tel degré était ridicule et égocentrique. Impossible. Malgré tout, je m'inquiétai.
    (...)
    Le reste de la semaine se passa sans anicroche. Je m'habituais au train-train de mes cours. 
    (...)
    Edward Cullen ne revint pas en classe.
    Chaque jour, je guettais avec anxiété le moment où le reste de la tribu entrait dans la cantine, sans lui. Alors seulement, je me détendais et me joignais à la conversation régnant à ma table.

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  • capture-20130203-200935
    (How I would die)
    Extrait de Fascination :
     
    Je n'ai jamais beaucoup réfléchi à la manière dont je mourrais - même si, ces derniers mois, j'aurais eu toutes les raisons de le faire - mais je n'aurais pas imaginé que ça se passerait ainsi.
    Haletante, je fixai les yeux noirs du prédateurs, à l'autre bout de la longue pièce. Il me rendit mon regard avec affabilité.
    C'était sûrement une bonne façon d'en terminer. A la place d'un autre, d'un que j'aimais. Noble, pourrait-on dire. Ca devrait compter en ma faveur.
    Si je n'étais pas partie pour Forks, je ne me serais pas retrouvée dans cette situation, j'en avais conscience. Pourtant, aussi terrifiée que je fusse, je n'arrivais pas à regretter ma décision. Quand la vie vous a fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin.
    Ce fut avec un sourire aimable et tranquille que le chasseur s'approcha pour me tuer.

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  • gif biologie
    (who are they ?)
    Extrait de Tentation :
     
    Pendant que j'allais me présenter au prof et faire signer ma fiche, je l'observai en catimini. Au moment où je passai devant lui, il se raidit sur son siège et me toisa. Son visage trahissait cette fois des émotions surprenantes - hostilité et colère. Choquée, je m'esquivai rapidement en m'empourprant. Je trébuchai sur un livre qui traînait et dus me rattraper à une table.
    (...)
    Les yeux d'Edward étaient d'un noir d'encre.
    (...)
    J'eus beau garder profil bas quand je posai mes affaires sur la paillasse et m'assis, je vis du coin de l'oeil Edward changer de posture et s'éloigner, se pressant à l'extrême bord de son tabouret, la figure de biais, comme s'il tâchait de fuir une mauvaise odeur. En douce, je reniflai mes cheveux. Ils sentaient la fraise, le parfum de mon shampooing préféré. Un arôme plutôt innocent. Je m'abritai derrière la tenture de mes cheveux et m'efforçai de suivre la leçon. Malheureusement, elle portait sur l'anatomie cellulaire, un sujet que j'avais déjà étudié. Je pris néanmoins des notes avec application, le nez collé à mon cahier.
    Malgré moi, je revenais sans cesse à mon étrange partenaire de labo. Pas un instant il ne se détendit ni ne se rapprocha. La main posée sur sa jambe gauche, serrée, formait un poing où se dessinaient les tendons sous la peau blême. Elle non plus ne se relâcha pas. Les manches longues de sa chemise blanche relevées jusqu'aux coudes dévoilaient des avant-bras étonnamment fermes et musclés. Il ne paraissait plus aussi fluet, loin de son robuste frère.
    (...)
    Edward ne broncha pas. On aurait dit qu'il ne respirait pas. Qu'avait-il ? Ce comportement était-il habituel ?
    (...)
    Je me permis un nouveau coup d'oeil, ce que je regrettai aussitôt. Il me contemplait de ses prunelles noires qui exprimaient une réelle répulsion. Je tréssailllis et revins à mon livre en me tassant sur mon tabouret. La phrase "si les regards pouvaient tuer" me traversa l'esprit.
    A cet instant, la cloche sonna, et je sursautai. Edward Cullen réagit comme un ressort. Me tournant le dos, il se leva avec souplesse - il était bien plus grand que je ne l'avais estimé - et quitta le labo avant que quiconque eût bougé.

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  • Photo1

    (who are they ?)
    Extrait de Fascination :
     
    C'est là, en pleine cantine, alors que je m'efforçais de discuter avec des inconnues indiscrètes, que je les vis pour la première fois.
    Ils étaient assis dans un coin, aussi loin que possible du milieu de la pièce où je me trouvais. Ils étaient cinq. Ils ne parlaient pas, ne mangeaient pas, bien qu'ils eussent tous un plateau - intact - devant eux.
    (...)
    - Qui sont ces gens ? demandai-je à ma voisine dont le nom m'échappaient toujours.
    (...)
    - Edward et Emmett Cullen, Rosalie et Jasper Hale, récita-t-elle. Celle qui est partie, c'est Alice Cullen. Ils vivent avec le docteur Cullen et sa femme.
    (...)
    Des prénoms étranges et rares, songeai-je. Datant de la génération de nos grands-parents. A moins qu'ils ne fussent en vogue dans ces contrées. (...)
    - Ils sont... pas mal du tout.
    Cette litote des plus flagrantes eut du mal à franchir mes lèvres.
    - Tu m'étonnes ! s'esclaffa Jessica. Oublie, ils sont en couple. Du moins Emmett et Rosalie, Jasper et Alice. Ils vivent ensemble.
    Sa voix dénotait à la fois l'étonnement et la condamnation typiques d'une petite ville, pensai-je avec dédain. Pour être honnête, je devais cependant admettre que, même à Phoenix, la situation aurait provoqué des commérages.
    - Lesquels sont les Cullen ? Ils n'ont pas l'air d'être de la même famille...
    - Ils ne le sont pas. Le docteur a la petit trentaine, il les a adoptés. Les Hale, les blonds, eux, sont frères et soeurs, jumeaux. Placés en famille d'accueil.
    (...)
    Tout à coup, le plus jeune d'entre eux, un des Cullen, plongea les yeux dans les miens. Son expression était, cette fois celle d'une franche curiosité. Je me dérobai vivement, mais pas avant d'avoir décelé en lui une sorte d'espérance à laquelle je n'avais pas de réponse.
    - Qui c'est, ce garçon aux cheveux blonds roux ? m'enquis-je
    Mine de rien, je constatai qu'il poursuivait son examen de moi. Contrairement aux autres élèves, il ne se montrait pas indiscret au point d'être impoli. En revanche, ses traits étaient empreints d'une sorte de frustration que je ne compris pas. Je baissai la tête.
    - Edward. Il est superbe, mais inutile de perdre ton temps. Apparemment, aucune des filles n'est assez bien pour lui.
    (...)
    Quelques minutes plus tard, tous les quatre se levèrent d'un même mouvement. Ils étaient d'une grâce remarquable, y compris le costaud. C'en était déroutant. Edward ne me prêtait plus aucune attention.

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  • meadowart
    (The lion fell in love with the lamb)
    Extrait de Fascination :
     
    - Isabella ...
    Il prononça mon nom en entier, soigneusement, puis m'ébouriffa gentiment les cheveux de sa main libre. Un frisson secoua mon corps.
    _ ... Bella, je ne me supporterais plus si je le faisais. Tu ne devines pas à quel point cela m'a torturé. (Il baissa la tête, de nouveau honteux.) T'imaginer immobile, blanche, froide... ne plus jamais te revoir rougir, ne plus jamais revoir cet éclat d'intuition allumer tes yeux quand tu pressens mes mensonges... ce serait intolérable. Tu es désormais l'élément le plus important de ma vie. De toute ma vie.
    J'avais du mal à suivre les méandres de la conversation. Du joyeux sujet de mon imminent décès, nous en étions soudain venus à des déclarations. Il attendait que je réagisse, et j'avais conscience de ses pupilles dorées fixées sur moi.
    - Tu sais ce que j'éprouve pour toi, finis-jenpar confesser à mon tour. Je suis ici... ce qui, en gros, signifie que je préférerais mourir plutôt que de te perdre. Je suis une idiote.
    - Tu l'es, admit-il en s'esclaffant sèchement.
    Nos regards se rencontrèrent, et je ris aussi. Nous trouvions tous deux ma bêtise et l'improbabilité du moment que nous vivions désopilantes.
    - Et le lion s'éprit de l'agneau... murmura-t-il.
    Exaltée, je détournai la tête et dissimulai mes yeux.
    - Quel imbécile, cet agneau ! soupirai-je.
    - Quel fou, ce lion... Quel masochiste...
    Il s'abîma dans la contemplation de la forêt ombreuse, entraîné par des pensées secrètes.
    (...)
    Sa main libre se plaça délicatement sur mon cou. Je ne bronchai pas. La froideur de ses doigts me fit vibrer, comme si la nature exigeait que j'eusse peur. Mais, dans le maelström de mes émotions, la peur n'avait pas sa place.
    - Tu vois, dit-il, tout va bien.
    (...)
    Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi immobiles. Ca me parut des heures. Mon pouls finit par s'apaiser. Edward ne broncha ni ne parla pas tant que dura notre étreinte. Je devinais que, à tout instant, l'effort risquait de se révéler trop éprouvant, et que ma vie pouvait se terminer - si vite que je ne m'en serais sans doute pas rendu compte. Néanmoins, je n'arrivais pas à éprovuer de peur. Je ne pensais à rien si ce n'est à ce premier contact intime.
    (...)
    Il prit mes mains. Elles me parurent si faibles dans l'étau des siennes.
    - Jignore  comment être proche de toi, reconnut-il. Je ne suis pas sûr de le pouvoir.
    Mes yeux plantés dans les siens pour ne pas l'affoler, je me penchai en avant, très lentement, et plaçai ma joue contre son torse de pierre. Je l'entendis respirer, rien d'autre.
    - Cela me suffit, chuchotai-je en fermant les paupières.
    En un geste très humain, il m'enlaça et plongea son visage dans mes cheveux.
    (...)
    J'étais à peu près certaine de trois choses. Un, Edward était un vampire ; deux, une part de lui - dont j'ignorais la puissance - désirait s'abreuver de mon sang ; et trois, j'étais follement et irrévocablement amoureuse de lui.

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  • Cullen_Baseball_background__by_stephbob
    (The Supermassive Black Hole - Muse)
    Extrait de Fascination :
    Il m'emmena à la lisière d'un gigantesque champ qui grimpait à l'assau des cimes du massif de l'Olympus. La prairie était grande comme deux stades de baseball.
    (...)
    Alice avait quitté son poste et se précipitait - dansait - dans notre direction.
    - Il est l'heure, annonça-t-elle.
    Ses paroles furent saluées par un grondement de tonnerre qui secoua la forêt alentour puis éclata à l'ouest, du côté de la ville.
    (...)
    Un deuxième coup de tonnerre ébranla le ciel. Esmée s'arrêta. Visiblement, nous étions parvenues au bout de leur terrain de jeu. Les autres paraissaient avoir formé leurs équipes. Edward était positionné très loin, sur le champ gauche, Carlisle se trouvait entre la première et la deuxième base, et Alice s'était appropriée la balle, à un endroit qui devait tenir lieu de monticule du lanceur. Emmett brandissait une batte en aluminium qui sifflait presque imperceptiblement dans l'air. J'attendais qu'il eût rejoint le marbre quand je réalisai qu'il y était déjà, bien plus loin du lanceur que les règles traditionnelles ne le stipulent. Jasper se tenait à plusieurs mètres derrière lui, jouant le receveur pour l'équipe adverse. Bien sûr, nul n'avait de gants.
    (...)
    La batte parvint à intercepter la balle. Le craquement de l'impact fut assourdissant. Tel un coup de tonnerre, il se répercuta contre les montagnes, et je compris immédiatement pourquoi ils ne jouaient que pendant les orages. La balle partit comme un météore au-dessus de la prairie et alla se perdre dans la forêt environnante.
    - Home run, murmurai-je.
    - Attendons un peu, objecta Esmée, prudente et attentive, une main levée.
    Emmett galopait de base en base, quasiment invisible, Carlisle à ses trousses. Je me rendis compte qu'Edward avait disparu.
    - Out ! cria Esmée.
    Eberluée, je vis Edward sauter à la lisière des arbresen brandissant la balle. Malgré la distance, même moi je pus distinguer son sourire béat.
    - Emmett frappe peut-être plus fort, mais c'est Edward qui court le plus vite, m'expliqua Esmée.
    (...)
    Je découvris une autre raison à la nécessité d'une tempête, lorsque Jasper, tentant d'éviter la défense imprenable d'Edward, frappa une balle en direction de Carlisle. Ce dernier l'attrappa puis se rua vers la première base tandis que Jasper faisait de même. Quand ils se tamponnèrent, le vacarme m'évoqua celui de deux gigantesques rochers qui se seraient écroulés. Je sursautai, soucieuse. Par miracle, ils étaient indemnes.
    (...)
    Carlisle était à la batte et Edward jouait le receveur quand, tout à coup, Alice eut un hoquet de frayeur.
    (...)
    - Ils ont voyagé beaucoup plus vite que je ne m'y attendais. Je me suis trompée sur leur trajectoire.
    - Elle a changé ? l'interrogea Jasper en se penchant vers elle, protecteur.
    - Ils nous ont entendus jouer et ils ont bifurqué, avoua-t-elle, contrite.
    Sept pairs d'yeux se posèrent brièvement sur moi avant de se détourner, embarrassés.
    (...)
    - Excuse-moi, Bella, marmonna-t-il, soudain véhément. C'était stupide et irrespnsable de t'exposer ainsi. Je suis vraiment désolé.
    Tout à coup, il cessa de respirer, et ses prunelles se posèrent en plein sur le champ droit. Il avança imperceptiblement pour s'interposer entre moi et ce qui approchait. Carlisle, Emmett et les autres se tournèrent dans la même direction, prêtant l'oreille à des bruits de pas que mes faibles oreilles n'entendaient pas.

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