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    (The Royal Philharmonic Orchestrat - La Traviata)
    Dans le film :
     
    Les Cullen inogurent la cuisine en préparant un repas italien pour Bella.

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    (Dinner with his family)
    Extrait de Fascination :
     
    Au volant de ma camionnette, il me conduisit en dehors de la ville, et je me rendis compte que je n'avaus pas la moindre idée de l'endroit où il habitait. Nous franchîmes le pont qui enjambait la rivière Calawah, empruntant la route qui serpentait vers le nord. Les maisons étaient de plus en plus rares et imposantes, puis elles disparurent complètement, et nous nous retrouvâmes dans la forêt embrumée. J'hésitait entre l'interroger et prendre mon mal en patience, lorsqu'il bifurqua soudain dans un chemin de terre. Aucun panneau n'indiquait son existence, et il était à peine visible parmi les fougères. Les bois débordaient de part et d'autre, ne laissant deviner l'allée sinueuse que sur quelques mètres. (...) Les branchent protectrices s'étendaient jusqu'aux murs de la maison qui s'élevait au milieu d'eux, rendant inutile la grande loggia qui ceignait le premier étage.
    J'ignore ce à quoi je m'étais attendue. Certainement pas à ca. La villa était sans âge, élégante, sans doute centenaire. D'un blanc un peu fâné, comportant trois niveaux, rectangulaire, elle avait des proportions harmonieuses. Les portent et fenêtres étaient d'origine ou avaient été l'objet d'une habile restauration. Il n'y avait aucune voiture en vue, hormis la mienne. J'entendais ma rivière, cachée par la forêt obscure.
    - Dis donc !
    - Elle te plaît ?
    - Elle... ne manque pas de charme.
    (...)
    Nous traversâmes l'ombre profonde jusqu'au porche. J'étais tendue, et Edward le savait ; son pouce traçait des cercles tendres sur le dos de ma main.
    Il me tint la porte.
    L'intérieur  se révéla encore plus surprenant, moins classique que l'extérieur. Le rez-de-chaussée était très clair, très ouvert, immense. Il avait dû y avoir plusieurs pièces, mais on avait abattu les murs pratiquement partout afin de créer un espace gigantesque. A l'arrière, la façade sud avait été entièrement remplacée par des vitres et, au-delà des cèdes, la pelouse nue s'étendait jusqu'à la rivière. Un colossal escalier à révolution dominait l'ouest de la salle. Les parois, les hauts plafonds à poutres apparentes, les planchers et les tapis moelleux couvraient toute la palette des blancs. A gauche, sur une estrade supportant un spectaculaire piano à queue, nous attendaient les parents d'Edward.
    (...)
    - Pas ce à quoi tu t'attendais, hein ?
    - Non.
    - Ni cercueils, ni crâne empilés dans les coins. Il n'y a même pas de toiles d'araignée, à ma connaissance... Quelle décéption ce doit être !
    - C'est tellement lumineux... tellement ouvert, m'émerveillai-je, insoucieuse de ses sarcasmes.
    - C'est un endroit où nous n'avons pas besoin de nous cacher, admit-il en reouvrant son sérieux.
    (...)
    - Tu veux voir le reste de la maison ?
    - Pas de cercueil ? le taquinai-je sans parvenir à masquer la légère mais réelle anxiété que j'éprouvais.
    - Aucun, promis ! pouffa-t-il en me tirant par la main.

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  • capture-20130216-145643
    (Complications)
    Extrait de Fascination :
     
    Il se pencha devant moi pour m'ouvrir la portière, et cette proximité déclancha des palpitations dans ma poitrine. Tout à coup, sa main se figea sur la poignée.
    - Aïe ! marmonna-t-il.
    - Que se passe-t-il ?
    Sa mâchoire serrée et son expression inquiète m'interloquèrent.
    "Des complications", maugréa-t-il.
    Il ouvrit la portière d'un geste rapide puis reprit sa place loin de moi, presque apeuré. Des phares transpercèrent la pluie, et une voiture noire vint se ranger en face de nous.
    - Charlie est au carrefour, m'avertit Edward en fixant les nouveaux venus à travers le déluge.
    En dépit dem on étonnement et de ma curiosité, je me précipitai dehors. Les gouttes ricochèrent bruyemment sur mon coupe-vent. Je tentai de discerner les silhouettes assises dans le véhicule noir, mais il faisait trop sombre. Les phares éclairaient Edward - il continuait à regarder droit devant lui, les yeux vrillés sur quelque chose ou quelqu'un que je ne voyais pas. Ses traits trahissaient un mélange de frustration et de méfiance. Puis il mit le contact, et les pneus chuintèrent sur l'asphalte humide. La Volvo disparut en quelques secondes.
    (...)
    Billy Black, le père de Jacob. Je le reconnus immédiatement, alors que j'avais réussi, depuis cinq ans que je ne l'avais rencontré, à oublier son nom jusqu'à ce que Charlie le mentionne le jour de monde arrivée. Il m'observait, scrutant mes traits, et je lui adressai un timide salut de la tête. Ses yeux étaient écarquillés, exprimait l'indignation ou la peur, ses narunes dilatées. Je revalai ma courtoisie.
    "Des complications", avait dit Edward.
    Billy ne me quittait pas des yeux, tendu, anxieux. En moi-même, je gémis. Avait-il identifié Edward ? Croyait-il vraiment aux légendes absurdes que son fils avait brocardées ? La réponse se lisait clairement dans son regard.
    Oui. Il y croyait, oui.

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  • FA_image_0004008
    (Mutemath - Spotlight)
    Extrait de Fascination :
     
    Le brouillard était inhabituellement dense, dessinant comme des volutes de fumée dans l'air. L'humidité glaciale s'accrochait aux pans de peau dénudée de mon visage et mon cou. (...) On y voyait si peu que je fis quelques pas dans l'allée avant de découvrir qu'un véhicule y était garé - une voiture couleur argent. Mon coeur eut un soubresaut puis commença de battre à coups redoublés.
    Il surgit sans que je l'aperçoive, soudain près de moi, me tenant la portière ouverte.
    - Je t'emmène ?
    De m'avoir une fois de plus prise au dépourvu l'amusait. Mais il était hésitant, comme s'il me laissait la possibilité de choisir. J'étais libre de refuser, et une part de lui espérait sans doute. Ah ! Tiens donc !
    - Oui, merci, répondis-je le plus calmement possible.
    (...)
    Lorsque nous entrâmes sur le parking du lycée, son visage ne trahissait rien. Avec du retard, je pris soudain conscience de quelque chose d'inhabituel.
    - Où sont tes frères et soeurs ?
    (...)
    Ils ont pris la voiture de Rosalie, m'expliqua-t-il en haussant les épaules tout en se garant près d'une flamboyante décapotable rouge au toit relevé. Un peu ostentatoire, non ?
    - Eh ben dis donc ! soufflai-je. Avec un tel engin, c'est à se demander pourquoi elle se trimballe avec toi ?
    - Parce qu'il en met plein la vue. Nous nous efforçons de nous fondre dans la masse.
    - C'est raté ! m'esclaffai-je tandis que nous sortions de la voiture.
    (...)
    - Pourquoi Rosalie a-t-elle décidé de venir de façon aussi ostentatoire aujourd'hui ?
    - Tu ne t'es pas aperçue que j'enfreignais les règles ?
    Nous traversions le campus, et il se tenait tout près de moi.
    (...)
    Jessica m'attendait sous l'auvent de la cafétéria, les yeux exorbités. Sur le bras, elle avait mon coupe-vent.
    - Salut, Jess ! Merci d'y avoir songé.
    Elle me tendit mon vêtement sans mot dire.
    (...)
    Elle s'éloigna, non sans nous lancer, par deux fois, des coup d'oeil inquisiteurs par-dessus son épaule.
    (...)
    Traverser la cafète bondée en sa compagnie me rappela beaucoup ma rentrée au lycée de Forks - tout le monde nous reluqua.

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  • 90
    (The most dangerous predator)
    Extrait de Fascination :
     
    Une odeur fraîche et sucrée, délicieuse et unique, qui me mit l'eau à la bouche. Instinctivement, je me penchai, inhalant à plein nez. Alors, il s'achappa. Le temps que je reprenne mes esprits, il se tenait à dix mètres de moi, au bord de la clairière, dans la pénombre d'un énorme sapin. Il me fixait de ses iris sombres, arborant une expression énigmatique.
    (...)
    L'adrénaline envahit mes veines au fur et à mesure que le danger s'imposait à ma conscience. Il le flaira sans peine, et sa moue devint narquoise.
    - Je suis le meilleur prédateur au monde, n'est-ce pas ? Tout en moi t'attire - ma voix, mes traits, mon odeur. Comme si j'avais besoin de ça !
    Brusquement, il se remit debout et disparut d'un bond pour réapparaître sous le même arbre qu'auparavant. Il avait fait le tour de la clairière en moins d'une seconde.
    - Tu ne pourrais pas m'échapper ! s'esclaffa-t-il avec amertume.
    Il arracha au sapin une branche de cinquante centimètres de diamêtre - le bruit fut assourdissant, le geste facile - et joua avec pendant un instant avant de la jeter à une vitesse effarante contre le tronc d'un autre arbre énorme, où elle explosa. Puis, il fut de nouveau devant moi, aussi figé qu'un roc.
    - Tu ne pourrais pas me résister, murmura-t-il.
    Je n'avais pas bronché, effrayée pour de bon. C'était la première fois que je voyais tomber sa façade soigneusement cultivée ; jamais il n'avait été aussi peu humain, ni plus beau. Hébétée, stupéfiée, j'étais un oiseau pris au piège d'un serpent. Ses yeux magnifiques semblaient briller d'une âpre excitation. Ils se ternirent peu à peu, et son visage retrouva le masque de tristesse qui était le sien d'ordinaire.
    - N'aie pas peur, chuchota-t-il, ses intonations veloutées volontairement séductrices. Je te promets... Je te jure de ne jamais te faire de mal.
    (...)
    - J'ai peur parce que, pour des raisons évidentes, je ne peux pas rester avec toi. Or, j'ai peur d'en avoir envie de manière déraisonnable.
    Je ne le regardais plus - il m'était difficile de prononcer ces paroles tout haut.
    - Oui, désirer ma compagie est effectivement effrayant. Et vraiment pas dans ton intérêt. (Je fronçai les sourcils.) J'aurais dû m'éloigner depuis longtemps. Il faudrait que je parte, là, tout de suite. Hélas, je ne suis pas certain d'en avoir la force.
    - Je ne veux pas que tu t'en ailles.
    - Voilà exactement pourquoi je devrais m'y résourdre. Ne t'inquiète pas, va. Je suis égoïste. Moi aussi, je désire trop ta compagnie pour être raisonnable.
    - J'en suis heureuse.
    (...)
    - Ce n'est pas seulement ta compagnie que je désire, reprit-il. Ne l'oublie jamais. Rappelle-toi que je représente un danger sans égal pour toi, que je suis la menace absolue.
    Il s'interrompit. Levant la tête, je m'aperçus qu'il fixait sans la voir la forêt.
    (...)
    - Bon, reprit-il un peu plus tard, tu sais que les gens n'ont pas les mêmes goûts. Certains aiment la glace au chocolat, d'autrent préfèrent la fraise. (J'acquiesçai.) Désolé pour cette comparaison malheureuse, je n'ai pas trouvé mieux. (Nous rîmes.) Tu vois, chacun à une odeur particulière, une essence personnelle. Si tu enfermais un alcoolique repenti dans une pièce pleine de bière frelatée, il réussirait à résister. Mais supposons que tu remplaces la bières éventée par un verre d'un excellent et rarissime cognac, que tu remplisses la pièce de ce seul et puissant arôme de vieux brandy, comment crois-tu qu'il se débrouillerait ?
    (...)
    - La métaphore est sûrement mal choisie. Il n'est peut-être pas si difficile de résister au cognac. J'aurais dû prendre un héroïnomane.
    - Serais-tu en train de me suggérer que je suis une dose d'héroïne ?
    - Exactement.

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  • 167
    (The skin of a killer)
    Extrait de Fascination :
     
    - J'en ai assez de tes commentaires ! aboya-t-il. Raconte-moi ta théorie, plutôt.
    Je me mordis les lèvres, hésitante. Il me regarda. Ses pupilles couleur miel étaient étonnamment tendres.
    (...)
    - Je ne sais pas trop par quoi commencer.
    - Par le début... Tu m'as dit que tu n'avais pas inventé ta théorie toute seule.
    - Non.
    - Qu'est-ce qui t'as mis sur cette voie ? Un livre ? Un film ?
    - Non. Ca c'est passé samedi, au bord de la mer. (Un coup d'oeil dans sa direction, il semblait surpris.) Je suis tombé sur un vieil ami de la famille. Jacob Black. Son père et Charlie se connaissent depuis que je suis petite. (Edward était toujours aussi perdu.) Son père est un des Anciens de la tribu des Quileutes. (Il se figea.) Nous nous sommes promenés (inutile de signaler que j'avais préparé mon coup), et il m'a raconté quelques-unes de leurs vieilles légendes, histoire de me faire peur. L'une d'elles... portait sur les vampires.
    Je m'aperçus que je chuchotais. Je vis ses jointures blanchir autour du volant.
    - Et tu as aussitôt songé à moi ? répondit-il d'une voux pourtant calme.
    - Non. C'est lui qui... a mentionné ta famille.
    Il ne releva pas, concentré sur la route. Tout à coup, je m'inquiétai pour Jacob.
    - Il estime que ce sont des superstitions idiotes, m'empressai-je de préciser. Apparemment, il n'escomptait pas que je les prendrais au sérieux. (Hum, un peu faiblard. J'allais être forcée d'avouer.) C'est ma faute, en fait. Je l'ai amené à m'en parler, exprès.
    - Pourquoi ?
    - Lauren a fait une allusion à toi. Pour me provoquer. Et un Indien plus âgé a rétorqué que ta famille ne mettait pas les pieds dans la réserve. Sa phrase paraissait être à double sens, alors j'ai réussi à isoler Jacob et je l'ai manipulé.
    (...)
    - Et ensuite ?
    - J'ai fait des recherches sur l'Internet.
    - Et ça t'a convaincue ?
    L'air à peine intéressé, ce que démentaient ses mains toujours aussi crispées sur le volant.
    - Non. Rien ne correspond. La plupart de ce que j'ai trouvé était stupide. Et après...
    - Quoi ?
    - J'ai décidé que ça n'avait pas d'importance.
    - Pardon ?
    Son incrédulité me fit lever la tête. J'étais parvenue à briser son flegme soigneusement étudié. Il avait l'air un peu furieux aussi, comme je l'avais craint.
    - Non, murmurai-je. Ce que tu es n'a pas d'importance.
    - Que je sois un monstre inhumain te serait égal ?
    Sa voix avait pris des accents moqueurs et cruels.
    - Oui.
    (...)
    - Quel âge as-tu ?
    La réponse fusa.
    - Dix-sept ans.
    - Et... depuis combien de temps ?
    - Un bon moment, admit-il, amusé.
    Je me contentai de cette dérobade tant j'étais heureuse qu'il fût honnête avec moi.
    (...)
    - Tu as oublié le plus important, lança-t-il.
    De nouveau, il était tendu et froid.
    - Quoi ?
    - Mon régime alimentaire, persifla-t-il.
    - Oh, ça...
    - Oui, ça. Tu n'as pas envie de savoir si je bois du sang ?
    - Je tressaillis.
    - Jacob a dit quelque chose à ce propos.
    - Et qu'a dit Jacob ?
    - Que vous ne... chassiez plus les humains. Que ta famille n'était pas censée représenter un danger parce qu'elle se nourrissait seulement d'animaux.
    (...)
    (...)
    Le spectacle d'Edward au soleil était choquant. Je ne parvenais pas à m'y habituer, bien que je l'aie eu sous les yeux tout l'après-midi. Sa peau, blanche en dépit d'une vague rougeur due à sa partie de chasse de la veille, flamboyait littéralement, comme si des millions de minuscules diamands y avaient été incrustés.
     
    Dans le film :
     
    Bella entraîne Edward dans les bois afin de lui révéler qu'elle a découvert sa vraie nature. Le vampire la porte alors jusqu'au sommet de la colline et de lui montre comment réagit sa peau au soleil.

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  • capture-20130214-192035
    (I know what you are)
    Extrait de Fascination :
     
    Avec un nouveau soupir, je m'approchai de l'ordinateur. Naturellement, l'écran était couvert de pubs.
    (...)
    Après avoir liquidé encore une ou deux réclames intempestives, je tapai un mot, un seul.
    Vampire.
    Comme de bien entendu, le recherche se fit avec une lenteur exapérante. Quand le résultat s'afficha enfin, j'avais un sacré tri à effectuer entre les films, les shows télévisés, les jeux de rôle, le rock underground et es entreprises de cosmétiques gothiques. Je dénichai soudain un site prometteur - Vampire de A à Z.
    (...)
    Deux citations agrémentaient la page d'accueil :
    "Dans le monde vaste et ténébreux des fantômes et démons, aucune créature n'est plus abominable, plus redoutée, plus détestée - avec une fascination mêlée de crainte pourtant - que celle du vampire, qui n'est ni fantôme, ni démon mais relève des forces sombres de la nature et possède les qualités mystérieuses et terribles des deux. Révérend Montague Summers."
    "S'il y a en ce monde une existence avérée, c'est celle des vampires. Rien ne manque : rapports officiels, déclarations sous serments de gens de bonne réputation, chirurgiens, prêtres, magistrats ; la preuve judiciaire est plus complexe. Et malgré tout cela, qui croit aux vampires ? Rousseau."
     
    Le reste du site était une liste alphabétique des différents mythes vampiriques à travers le monde. Le premier sur lequel je cliquai, le Danag, parlait d'une créature philippine censée avoir importé le taro dans l'archipel il y a fort longtemps. La légende soutenait que le Danag l'avait cultivé avec les humains pendant des années, mais que cette collaboration s'était achevée le jour où une feme s'était coupé le doigt et qu'un Danag, suçant la blessure, avait tant apprécié le goût du sang qu'il avait vidé la malheureuse de tout le sien.
    Je parcourus avec soin les différents articles, cherchant des éléments qui me fussent familiers ou qui, du moins, parussent plausibles.
    (...)
    Seuls trois exemples retinent réellement mon attention : le Varacolaci de Roumanie, un puissant mort vivant qui pouvait prendre la forme d'un bel humain pâle, le Nélapsi slovaque, un être si fort et rapide qu'il était capable de massacrer un village au complet dans l'heure suivant minuit, et un troisième, le Stregoni Benefici.
    Ce dernier n'avait droit qu'à une phrase brève : "Stregoni Benefici : un vampire italien réputé pour sa bonté, ennemi juré des vampires diaboliques." Cette petite rubrique, la seule, parmi des centaines, à affirmer l'existence de bons vampires fut un soulagement.
    (...)
    Je m'étais fait un catalogue mental au fur et à mesure de ma lecture et l'avais scrupuleusement comparé à chaque légende : rapidité, force, beauté, pâleur, yeux qui changaient de couleur ; les critères de Jacob : buveurs de sang, ennemis des loups-garous, absence de chaleur corporelle, immortalité. Fort rare était les mythes qui contenaient au moins un de ces paramètres.
    (...)
    Agacée, j'éteignis l'unité centrale de l'ordinateur, sans même attendre d'avoir correctement fermé les fichiers. Au-delà de mon irritation, j'étais submergée par l'embarras. Tout cela était idiot. Assise dans ma chambre, je cherchais des informations sur les vampires. Qu'est-ce qui me prenait ? Je résolus la question en reportant la faute sur la ville de Forks - la péninsule détremprée d'Olympic dans son entier d'ailleurs.
     
     

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  • -Edward-Bella-edward-and-bella-16440158-1024-640
    (Robert Pattinson - Never think)
    Extrait de Fascination :
     
    (...)
    - C'est que j'ai quelques questions, bien sûr.
    - Bien sûr.
    (...)
    - Très bien. Vas-y ! lança Edward, toujours aussi peu amène.
    Je choisis de commencer par le point le plus anodin - du moins, c'est ce que je croyais;
    - Que fais-tu à Port Angeles ?
    Il baissa les yeux sur ses grandes mains qu'il croisa lentement. Me regardant par-dessous ses cils, il eut un vague sourire, puis lâcha :
    - Question suivante.
    - Mais c'est la plus facile !
    - Suivante.
    Furieuse, je m'emparai de mes couverts et transperçai soigneusement un ravioli. Ignorant Edward, je le portai à ma bouche et le mâchonnai pensivement. Les champignons étaient délicieux. J'avalai, bus une deuxième gorgée de Coca, puis me décidai.
    - Très bien, lâchai-je d'une voix glaciale, admettons, et ce n'est qu'une hypothèse, que... quelqu'un sache lire dans les pensées des gens... à quelques exceptions près.
    - A une exception près, le corrigea-t-il. Théoriquement.
    - A une exception près.
    J'étais ravie qu'il jouât le jeu, mais je m'efforçai de ne pas le montrer.
    - Comment ça marche ? continuai-je. Quelles sont les limites ? Comment ce... quelqu'un... parviendrait-il à deviner où une personne se trouve à un moment précis ? Comment saurait-il qu'elle a des ennuis ?
    (...)
    - Va pour Joe, accepta-t-il. Si Joe avait été plus attentif, le timing n'aurait pas été aussi serré. (Il secoua la tête et leva les yeux au ciel.) Il n'y a que toi pour t'attirer des problèmes dans une aussi petite ville. Tu aurais ruiné leurs statistiques sur la délinquance pour dix ans, tu sais.
    - Nous parlons d'un cas hypothétique, lui rappelai-je sèchement.
    (...)
    - Comment as-tu su ? insistai-je, incapable de réfréner ma curiosité.
    De nouveau, je m'étais inclinée vers lui. Il sembla hésiter, déchiré par une sorte de dilemme intérieur. Ses yeux fixèrent les miens, et j'imagine que ce fut à cet instant qu'il envisagea vraiment l'éventualité de me dire la vérité.
    (...)
    - Je t'ai suivie à Port Angeles, reconnut-il, soudain disert. C'est la première fois que je m'évertue à garder une personne en vie, ce qui est beaucoup plus difficile que je ne le supposais. Sans doute parce qu'il s'agit de toi. Les gens ordinaires, eux, ont l'air de traverser l'existence sans collectionner les catastrophes.
    Il s'interrompit. Devais-je m'inquiéter qu'il m'eût suivie ? J'en éprouvais plutôt du plaisir. Il me dévisagea, se demandant peut être pourquoi je souriais.
    (...)
    - Ca a été plus facile que prévu de te suivre à la trace. D'habitude, ça ne me pose pas autant de problèmes. Il suffit que j'aie déjà lu dans l'esprit de la personne.
    (...)
    - Je gardai l'oeil sur Jessica, un peu distraitement, je l'avoue. Comme je te l'ai dit, seule toi pouvais te fourrer dans les ennuis à Port Angeles. Bref, je n'ai pas tout de suite compris que tu étais partie de ton côté. Quand je me suis aperçu que tu n'étais plus avec elle, je t'ai cherchée dans la librairie qui flottait dans sa tête. J'ai tout de suite deviné que tu n'y avais pas mis les pieds et que tu t'étais dirigée vers le sud... Je savais aussi que tu serais bientôt obligée de revenir sur tes pas. Donc, je t'ai attendue en scannant au hasard les esprits des gens alentour afin de déceler si quelqu'un t'avais remarquée, ce qui m'aurait renseigné sur l'endroit où tu pouvais être. Je n'avais aucune raison de m'inquiéter... Pourtant, j'étais étrangement anxieux...
    Perdu dans ses pensées, il me regardait comme si j'étais transparente, voyant des choses dont je n'avais pas idée.
    - J'ai tourné en voiture dans le quartier, aux aguets. Le jour se couchait et je m'apprêtais à continuer à pied quand...
    (...)
    - J'ai perçu ce qu'il préparaient, gronda-t-il, sa lèvre supérieure légèrement retroussée sur ses dents. J'ai distingué ton visage dans leurs esprits.
    Soudain, il plongea sa tête dans son coude, sur la table, se cachant les yeux d'une main. Si vivement que j'en fus surprise.
    - Ca a été dur... tu ne peux pas imaginer à quel point, de me contenter de t'emporter en les laissant... vivre, avoua-t-il, la voix étouffée par son bras. J'aurais pu te ramener à Jessica et Angela et m'en aller, mais j'avais peur, une fois seul, de ne pas résister à mon envie de les pourchasser, avoua-t-il dans un murmure.
    Hébétée, silencieuse, incapable de réfléchir, je ne bronchai pas. J'avais croisé mes mains sur mes genoux et je m'appuyais, faiblarde, au dossier de ma chaise. Lui se dissimulait toujours, immobile, comme sculpté dans le marbre auquel sa peau ressemblait. Finalement, il leva la tête - ses iris étaient emplis de doute.
    (...)
    - Tu n'as toujours pas répondu à ma première question, lui rappelai-je, impitoyable.
    - Laquelle ? gronda-t-il
    - Comment tu arrives à lire dans les pensées des autres. Ca marche avec tout le monde ? N'importe où ? Tu t'y prends de quelle façon ? Est-ce que tes frères et soeurs...
    (...)
    - Non. Je suis le seul. Ca ne réussit pas toujours, et je dois être assez près des gens. Plus la "voix" m'est familière, plus je la capte de loin. Mais dans un rayon de quelques kilomètres seulement. (Pause méditative.) C'est un peu comme si tu étais dans un grand hall bondé où tout le monde parlerait en même temps. Je ne perçois qu'un bourdonnement, un brouhaha, jusqu'à ce que je me focalise sur une voix. Alors, ce que pense la personne devient clair. En général, j'évite l'exercice, parce qu'il est assez perturbant. Et puis, il est tellement plus facile de paraître... normal (froncement de sourcils) en répondant aux paroles de quelqu'un plutôt qu'à ses réflexions.
    - A ton avis, pourquoi est-ce que tu ne m'entends pas, moi ?
    - Je n'en sais rien, avoua-t-il en me lançant un regard énigmatique. J'imagine que ton esprit ne fonctionne pas de la même manière que celui des autres. Disons que tu émettrais sur ondes courtes alors que je serais branché sur les grandes.
    Cette comparaison le fit sourire. Je m'insurgeai.
    - Mon esprit est détraqué, c'est ça ? Je suis dingue ?
    (...)
    - C'est moi  qui décrypte les cerveaux des autres, et c'est toi qui te crois folle ! s'esclaffa Edward. Ne t'inquiète pas, il s'agit juste d'une théorie...

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  • 1063
    (Humans are predators too)
    Extrait de Fascination :
     
    Ce ne fut qu'au deuxième carrefour que je me rendis compte que je m'égarais. Les rares pietons allaient tous en sens inverse, et la plupart des bâtiments alentour étaient des entrepôts.
    (...)
    Un groupe de quatre hommes surgit soudain de l'artère vers laquelle je me dirigeais, habillés de façon trop décontractée pour rentrer du bureau, trop négligée pour des touristes. Au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient, je constatai qu'ils étaient à peine plus âgés que moi. Ils échangeaient des plaisanteries bruyantes, des rires gras, des bourrades viriles. Je me collai le plus possible côté mur afin de leur laisser un maximum de place et accélérai le pas en évitant de les dévisager.
    - Hé, toi ! m'apostropha l'un d'eux en me croisant.
    Il devait s'adresser à moi, vu qu'il n'y avait personne d'autre. L'instinct me poussa à poser les yeux sur lui. Deux gars s'étaient arrêtés, les deux autres ralentissaient. Apparemment, c'était le plus proche, une armoire à glace d'un vingtaine d'années aux cheveux noirs, qui avait parlé.
    (...)
    Le ciel se couvrit brusquement. J'inspectai les nuages menaçants par-dessus mon épaule et m'aperçus, avec effroi, que deux hommes marchaient sans bruit à quelques dix mètres derrière moi. Je reconnus des membres du groupe que j'avais croisé un instant plus tôt, même si aucun n'était le brun qui m'avait adressé la parole. Me détournant aussitôt, je pressai le pas. (...) Je serrais mon sac à main, passé en bandoulière par-dessus ma tête, histoire d'éviter qu'on me l'arrache. Je savais exactement où se trouvait ma bombe anti-agression - dans mes bagages, sous mon lit, encore emballée.
    (...)
    Je tendis l'oreille, guettant le bruit feutré de leur présence, bien trop doux comparé au tapage qu'ils avaient fait précédemment ; ils ne modifiaient par leur allure, ne se rapprochaient pas. Je m'exhortai à respirer, me rassurai - après tout, rien ne me prouvait que je représentais une cible pour eux.
    (...)
    J'envisageai un instant de piquer un sprint. Mais il me sembla que j'avais semé les deux hommes ; par ailleurs, je savais qu'ils n'auraient aucun mal à me rattraper. J'étais à peu près sûre de trébucher et de m'étaler si je tentais d'accélérer. Les bruits de pas s'étant définitivement éloignés, maintenant, je risquai un regard derrière moi. Soulagée, je constatai que mes suiveurs se trouvaient à une dizaine de mètres ; malheureusement, ils avaient les yeux braqués sur moi.
    (...)
    L'artère était bordée de ârt et d'autre par des murs aveugles. J'aperçus, à quelques pâtés d'immeubles de là, des réverbères, des autos, des piétons, mais ils étaient beaucoup trop loin pour moi. Car appuyés nonchalamment contre une façade, à mi-hauteur de la rue, les deux autres membres de la bande m'attendaient. Un sourire excité se dessina sur leurs lèvres lorsque je me figeai sur place. Je compris alors que je n'avais pas été suivie. J'avais été traquée.
    (...)
    - Te voilà donc !
    La voix tonitruante de l'armoire à glace réduisit en miettes le silence de plomb, et je sursautai. Dans la pénombre grandissante, on aurait dit que son regard me traversait sans me voir.
    (...)
    Malheureusement, je ne tardai pas à devoir ralentir. La distance qui me séparait des deux hommes postés dans la rue s'amenuisait trop vite. Je suis capable de pousser des hurlements stridents. J'avalai donc une grande goulée d'air, mais ma gorge était si sèche que je doutai de réussir à obtenir le volume sonore souhaité. D'un mouvement leste, je récupérai mon sac dans une main, serrant la bandoulière fermement, prête à l'abandonner ou à m'en servir comme d'une arme si besoin était.
    (...)
    - Sois pas comme ça, chérie ! rétorqua l'autre tandis que ses camarades s'esclaffaient bruyamment.
    Jambes écartées, je me préparai à l'affrontement, essayant, malgré ma panique, de me rappeler les maigres notions d'autodéfense que je possédais. Tranchant de la main lancé en l'air en espérant réussir à briser le nez ou l'enfoncer dans le cerveau ; doigts plongés en crochet dans les orbites pour énucléer l'agresseur ; et, bien sûr, le classique coup de pied judicieusement placé.
    (...)
    Tout à coup, des phares surgirent. Le véhicule manqua de renverser le gars trapu, qui dut sauter sur le trottoir. Je me précipitai au milieu de la route - soit cette voiture s'arrêtai, soit elle m'écrasai. Elle m'évita d'un brusque coup de volant avant de stopper en dérapant à moins d'un mètre de moi, portière ouverte.
    - Grimpe ! lança une voix furibonde.
    De façon stupéfiante, mon angoisse s'évapora aussitôt ; tout aussi stupéfiant fut le sentiment de sécurité qui me submergea, avant même que je fusse monté dans l'auto, juste parce que je l'avais reconnu. Je sautai sur le siège en claquant la portière.
    (...)
    Edward prit un brusque virage à gauche, accéléra encore, grilla plusieurs stops. Pourtant, je n'avais pas peur du tout et je me fichais éperdument de l'endroit où il m'emmenait. Je l'observai, envahie par un soulagement dont l'intensité n'était pas seulement due à sa venue inopinée et à mon sauvetage. Le temps de retrouver ma respiration, j'étudiai ses traits parfaits et m'aperçus qu'il était dans une colère noire.
    - Ca va ? croassai-je.
    - Non, riposta-t-il, fou de rage.
    (...)
    - Bella ?
    La voix était tendue, contrôlée.
    - Oui ?
    Un couinement de souris. Je me grattai discrètement la gorge.
    - Tu n'as rien ?
    Sa fureur rentrée était palpable.
    - Non.
    - Distrais-moi, s'il te plaît.
    - Pardon ?
    Il poussa un bref soupir, ferma les yeux et se pinça l'arête du nez.
    - Parle-moi, dis n'importe quoi, même des bêtises, jusqu'à ce que je me calme.
    Je me creusai la tête.
    - Demain avant les cours, j'écrase Tyler Crowley.
    (...)
    - Parfois, j'ai du mal à contrôler mes humeurs, Bella. (Lui aussi murmurait. Lorsqu'il regarda par la fenêtre, ses yeux se plissèrent en deux fentes étroites.) Sauf qu'il ne servirait à rien que je retourne là-bas pour régler leur compte à ces... (Sans terminer sa phrase, il baissa la tête, s'efforçant de maîtriser sa colère.) Enfin, poursuivit-il, j'essaie de m'en convaincre.
    (...)
    - Jessica et Angela vont s'inquiéter, marmonnai-je. j'étais censée les retrouver.
    Toujours muet, il mit le contact, effectua un demi-tour en douceur et fonça vers la ville. (...) Il se gara sans effort le long du trottoir, dans un emplacement dont j'aurais pourtant juré qu'il était trop court pour la Volvo. J'aperçus la vitrine illuminée de La Bella Italia, et mes amies qui s'éloignaient d'un pas anxieux.

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  • capture-20130119-013625
    (Paramore - I caught myself)
    Extrait de Fascination :
     
    Jess conduisant plus vite que le Chef, nous fûmes à Port Angeles avant quatre heures. Cela faisait un moment que je n'étais pas sortie entre filles, et l'atmosphère saturée d'oestrogènes était revigorante. Nous écoutâmes du rock larmoyant tandis que Jessica jacassait sur les garçons de notre groupe.
    (...)
    Port Angeles est un joli petit piège à touristes, bien plus coquet et pittoresque que Forks. Habituées des lieux, mes compagnes n'avaient pas l'intention de perdre leur temps à arpenter la ravissante promenade en bois qui longeait la baie. Jess mis directement le cap sur l'un des grands magasins du centre, à quelques rues de l'avenant bord de mer.
    (...)
    Malgré le choix plutôt restreint, les filles dénichèrent quelques modèles à essayer. En les attendant, je m'assis sur une chaise basse, à côté du triple miroir en pied, et ruminai ma rage. Jess hésitait entre une longue robe noire classique sans bretelles et une bleue électrique à franges qui arrivait aux genoux. Je l'incitai à choisir cette dernière - autant profiter de l'occasion pour en mettre plein la vue. Angela se décida pour une petite chose rose pâle dont le drapé mettait en valeur sa silhouette élancée et allumait des reflets miel dans ses cheveux châtain clair. Je me répandis en compliments et les aidai à ranger les tenus écartées. L'expédition s'était révélée beaucoup plus courte et aisée qui bien d'autres du même que j'avais menées en compagnie de Renée. Comme quoi une offre réduite présente des avantages.
    Vint le tour des chaussures et des accessoires. Je me contentai de regarder et de critiquer les essais divers et variés de Jess et Angela, n'étant pas d'humeur à m'acheter quoi que soit, bien qu'une paire de souliers m'eût été nécessaire.
    (...)
    Comme les emplettes avaient pris moins de temps que prévu, les filles décidèrent de rapporter leurs affaires à la voiture puis de descendre vers la baie. Pour ma part, j'avais envie d'aller dans une librairie.
    (...)
    Nous convînmes d'un rendez-vous d'ici une heure, et elles partirent vers la voiture en discutant avec entrain tandis que je m'orientais en direction de la rue où Jess m'avait assuré que je trouverais mon bonheur.

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