• Le vote

    capture-20130123-195458
    (The Cullens)
    Extrait de Tentation :
     
    - Et ces plans, marmonnai-je, de plus en plus acide, tournent autour d'une idée centrale, me garder humaine ?
    - Evidemment ! s'emporta-t-il à son tour.
    Il me toisa avec une divine arrogance, et nous nous affrontâmes du regard pendant une longue minute. Puis j'inspirai profondément, carrai les épaules et repoussai ses bras, de façon à m'asseoir.
    - Souhaites-tu que je m'en aille ? s'enquit-il.
    (...)
    - Non, répondis-je. C'est moi qui m'en vais.
    (...)
    - Puis-je me permettre de te demander où tu vas ?
    - Chez toi.
    (...)
    - Cette histoire n'est plus de ton seul ressort. Tu n'es pas le centre du monde, tu sais ? (Là je ne parlais évidemment pas de mon monde.) Si tu dois attirer les Volturi dans les parages parce que tu refuses bêtement de me transformer, il me semble que ta famille a le droit de dire son mot.
    - Son mot sur quoi ?
    - Ma mortalité. Je vais la mettre au vote.
    (...)
    - Parfais, nous sommes tous sur la même longueur d'onde.
    Ils attendirent patiemment, tandis que je rassemblais mes idées.
    - Bref, j'ai un problême, repris-je. Alice a promis aux Volturi que je deviendrais l'une des vôtres. Ils comptent envoyer quelqu'un pour s'en assurer, et je suis à peu près certaine que ce n'est pas une bonne nouvelle, et qu'il vaudrait mieux l'éviter. Vous voici donc tous impliqués, et j'en suis désolée.
    (...)
    - Cependant, repris-je, si vous ne voulez pas de moi, je n'ai pas l'intention de m'imposer, quelle que soit la volonté d'Alice à ce sujet.
    (...)
    - Vous avez tous ce que je souhaite. Et je suis persuadé que vous êtes également au courant de ce qu'en pense Edward. J'en conclus que la seule façon juste de nous décider est de voter. Si vous choisissez de ne pas m'accueillir... j'imagine que je retournerai seule en Italie. Il m'est impossible de les laisser approcher d'ici.
    J'ignorai le grondement sourd qui secoua le torse d'Edward.
    - Sachant donc que, quoi qu'il arrive, je ne vous mettrai pas en danger, je vous demande de voter oui ou non à la proposition suivante : puis-je devenir un vampire ?
    (...)
    Cette fois, je me tournai d'abord vers Edward - autant être débarrassée de ses réticences absurdes.
    - Veux-tu de moi dans ta famille ?
    - Pas comme ça, répliqua-t-il, les prunelles dures et noires comme du charbon. Tu resteras humaine.
    Je hochai la tête en affichant une indifférence de femme d'affaires.
    - Alice ?
    - Oui.
    - Jasper ?
    - Oui, accepta-t-il gravement.
    Je fus un peu surprise, car je n'avais pas été certaine d'obtenir son accord, mais je me maîtrisai et poursuivis mon tour de table.
    - Rosalie ?
    Celle-ci hésita en mordillant ses lèvres parfaites.
    - Non.
    (...)
    - Laisse-moi m'expliquer, plaida-t-elle. Mon vote ne signifie pas que je répugne à t'accepter comme soeur. C'est juste que... cela n'est pas la vie que je me serais choisie, et j'aurais aimé que quelqu'un ait pu me l'éparpgner.
    J'opinai lentement, fis signe à Emmett.
    - Pour sûr ! s'exclama-t-il. On trouvera bien une autre occasion de flanquer une trempe à ce Démétri !
    J'accueillis cette opinion avec une moue désapprobatrice, puis indiquai à Esmé de se prononcer.
    - C'est oui, Bella, naturellement. Je te concidère déjà comme un membre de la famille.
    - Merci, murmurai-je en pivotant vers Carlisle.
    J'étais nerveuse, tout à coup, regrettant de ne pas lui avoir demandé de se prononcer le premier. J'étais certaine que sa voix était celle qui comptait le plus, quelle que soit la majorité exprimée. Il ne me regardait pas.
    - Edward, dit-il.
    - Non, gronda ce dernier, mâchoires serrées, lèvres retroussées sur ses dents.
    - C'est la seule solution sensée, insista son père. Tu as décidé de ne pas vivre sans elle, et cela ne me laisse pas le choix.
    Edward lâcha ma main, se leva brutalement et sortit à grands pas de la pièce sans cesser de grommeler.
    - Tu as deviné ma réponse, Bella, soupira Carlisle.
    (...)
    - C'est tout ce que j'avais besoin de savoir, m'empressai-je de conclure, émue jusqu'aux larmes. Merci à vous. Merci de vouloir me garder. Sachez que je ressens exactement la même chose pour vous.
    En un instant, Esmé fut à mes côtés, m'enlaçant dans ses bras froids.

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :