• La vision d'Alice

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    (They're Coming Here)
     
    Extrait de Hésitation :
     
    Le visage d'Alice m'apparut également, pas plus qu'une fraction de seconde, mais cela me suffit.
    (...)
    Plongeant au milieu des corps, dont certains s'étaient mis à danser, je fonçai en direction de la cuisine. Edward n'était plus là. Alice n'avait pas bougé, les traits vides d'expression, un peu comme qui vient d'assister à un accident abominable. Une de ses mains s'accrochait à l'encadrement de la porte, à croire qu'elle avait besoin d'un soutien.
    - Qu'y a-t-il ? Qu'as-tu vu ? lançai-je, bras en avant, telle une suppliante.
    Les yeux perdus dans le lointain, elle ne se tourna pas vers moi. Suivant son regard, je surpris Edward, le visage aussi dénué d'expression qu'une pierre, qui filait dans l'ombre de l'escalier.
    (...)
    Soudain, j'aperçus Alice qui descendait les marches, sa peau blanche illuminée par les éclairages mauves. Je l'appelai, immensément soulagée. Malgré le tintamarre sourd des basses, elle m'entendit. (...) Elle glissa son bras autour de ma taille.
    - Je dois discuter avec toi, murmura-t-elle à mon oreille.
    - Jake ? Euh... à plus tard...
    Nous commençâmes à les contourner, mais Jacob s'appuya contre le mur, nous bloquant le passage.
    - Pas si vite.
    - Pardon ? répliqua Alice, incrédule.
    - Dis-nous ce qui se passe, gronda-t-il.
    (...)
    - Qu'as tu vu ? demandai-je à Alice, à deux doigts d'exploser.
    Elle réfléchit une seconde, puis se tourna vers moi. Apparemment, elle avait jugé que ses ennemis héréditaires méritaient d'entendre les dernières nouvelles.
    - La décision a été prise.
    - Vous partez pour Seattle.
    - Non.
    - Ce sont eux qui viennent ici, balbutiai-je, un poids dans l'estomac.
    Les Indiens nous observaient, lisant la moindre expression susceptible de passer sur nos traits. Ils étaient figés sur place, mais leurs mains tremblaient.
    - Oui, admit Alice.
    - A Forks.
    - Oui.
    - Pour...
    - L'un d'eux avait ton corsage rouge.
    (...)
    - Un instant ! lança Jacob. Qui débarque ?
    - Des représentant de notre espèce, répondit-elle. Beaucoup.
    - En quel honneur ?
    - Bella. Nous n'en savons pas plus.
    - Et ils vous dépassent en nombre ?
    - Nous avons quelques avantages sur eux, espèce de clébard ! se hérissa Jasper. Ce sera un combat égal.
    - Non, rétorqua Jake, tandis qu'un demi-sourire étrange et féroce se dessinait sur ses traits. Il ne sera pas égal.
    - Génial ! s'exclama Alice.
    Figée d'horreur, je vis son visage passer du désespoir à l'exultation. Jacob et elle se sourirent, ravis.
    (...)
    - Minute, minute, minute ! m'écriai-je. De quoi parlez-vous ?
    Ils me regardèrent avec impatience.
    - Tu ne croyais quand même pas que nous allions rester en dehors de cela ? rigola Jacob.
    - Oh qu si ! Je vous l'ordonne.
    - Ton extralucide pense autrement.
    - Alice ! Interdis-leur ! Ils vont se faire tuer !
    Les trois Indiens s'esclaffèrent bruyamment.
    - Bella, m'expliqua Alice d'une voix douce et rassurante, si nous ne nous allions pas, nous serons tous massacrés. Ensemble...
    - Ce sera du gâteau, termina Jacob à la place, déclenchant de nouveaux rires chez Quil.
    (...)
    - Ca risque d'être bizarre, commenta Jasper. Je n'avais jamais songé que nous bosserions ensemble un jour. Une première e quelque sorte.
    - Oui, acquiesça Jacob, pressé désormais. Il faut que nous avertissions Sam. A quelle heure ?
    - Vous vous couchez quand ?
    Les Quileutes levèrent les yeux aux ciel.
    - Quelle heure ? répéta Jacob.
    - Trois heure du matin ?
    - Où ?
    - A une quizaine de kilomètres de la station des gardes-chasses de Hoh Forest. Arrivez par l'ouest. A partir de là, suivez notre odeur.
    - On y sera.
    Jacob et ses amis se détournèrent, prêts à partir.
    - Attends, Jake ! criai-je. Je t'en supplie, ne fais pas ça !
    Il s'arrêta, me sourit, tandis que Quil et Embry filaient impatiemment vers la porte.
    - Ne sois pas bête, Bella. Tu viens de m'offrir un cadeau beaucoup plus précieux que celui que je t'ai donné.
    - Non ! hurlai-je une fois encore, mon cri couvert par une guitare électrique.
    Sans relever, il s'empressa de rejoindre ses frères. Impuissante, je le regardai disparaître.
     
    Extrait de L'appel du Sang :
     
    - Trois choses, a-t-il déclaré. D'abord, nous devons nous assurer que nous attaquons le bon clan. Si nous nous trompons de cible, nous dévoilerons nos intentions. Or, il faut que nos adversaires si puissants soient trop confiants et pris au dépourvu. Ils ont deux caractéristiques bien particulièrent qui les rendent difficiles à louper. Pour commencer, ils sont différents de nous, ils ont les yeux jaunes.
    Un murmure ahuri a parcouru l'assemblée.
    - Jaunes ? a répété Raoul d'une voix dégoûtée.
    - Le monde vampirique vous est encore largement inconnu. Je vous ai déjà dit que ceux-ci étaient vieux. Leur vision est moins aiguisée que la nôtre, la couleur jaune est signe de grand âge. Ce qui nous donne un avantage supplémentaire. (Riley a hoché la tête, comme pour se signifier à lui-même qu'il en avait terminé avec le premier point.) Il existe cependant d'autre vampires très anciens, et nous disposerons d'un deuxième détail pour distinguer les nôtres. C'est ici qu'intevient le dessert que j'ai mentionné tout à l'heure. (Il a marqué une pause, affichant un sourire rusé.) Vous allez avoir du mal à l'admettre. Personnellement, je ne comprends pas, mais j'en ai été témoin. Figurez-vous que ces vieillards sont devenus si tendres avec les siècles qu'ils ont intégré à leur clan une humaine domestique. Un peu comme un chien, si vous voulez.
    Sa révélation a provoqué un silence hébété, une incrédulité totale.
    - Je sais, c'est difficile à avaler. Pourtant, c'est la vérité. Nous les repérerons grâce à la fille qui les accompagnera.
    (...)
    D'un geste lent et théâtral, il a sorti de la poche de sa veste un petit sac en plastique à glissière qui contenait un bout de tissu rouge.
    - J'ai effectué quelques missions de reconnaissance, ces dernières semaines, afin de surveiller les Yeux Jaunes dès qu'ils ont commencé à avancer vers Seattle. (...) Bref, quand j'ai compris qu'ils se rapprochaient de nous, j'ai récupéré ça - il a brandi le sachet - pour nous aider à les traquer. Veuillez humer cette odeur, tous.
    Il a tendu son trophée à Raoul qui, après avoir ouvert la glissière, a inspiré profondément. Il a ensuite contemplé Riley avec stupéfaction.
    (...)
    L'air concentré, Raoul a passé le sac à Kevin. Et ainsi de suite. L'un après l'autre, les petits soldats ont reniflé le tissun chacun réagissant en écarquillant des yeux ronds.
    (...)
    Le tissu rouge semblait être un corsage. Tout en surveillant mes voisins - des fois que -, j'ai fourré mon nez dans l'ouverture et j'ai inhalé. Ah ! Je comprenais à présent l'expression des autres et j'ai deviné que quelque chose d'identique se dessinait sur mes traits. L'humaine qui avait porté ce vêtement avait un sang des plus sucrés.
    (...)
    - O.K., voilà pour le dessert. La fille sera avec les Yeux Jaunes. Le premier à la choper aura le droit de la déguster, c'est aussi simple que ça.

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