• Discussion entre Bella et Edward

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    (Phascination phase)
    Extrait de Fascination :
     
    Nous eûmes fini bien avant les autres.
    (...)
    J'eus donc tout le loisir de m'obliger à ne pas dévisager mon voisin, sans succès. J'étais en train de le guigner quand je m'aperçus qu'il me contemplait avec cet air de frustration inexplicable qui m'avait déjà intriguée. Tout à coup, je crus deviner ce qui avait changé en lui.
    - Tu portes des lentilles, non ? m'exclamai-je tout à trac.
    Cette réflexion inattendue parut le désarçonner.
    - Non.
    - Ah bon, marmottai-je. Tes yeux sont différents, pourtant.
    Haussant les épaules, il détourna la tête. Malgré tout, j'étais convaincue qu'il y avait quelque chose de nouveau en lui. Je gardais un souvenir très net de la noirceur terne de ses pupilles lorsqu'il m'avait toisée - une couleur qui tranchait sur sa pâleur et ses cheveux blond vénitien. Aujourd'hui, ses yeux avaient une teinte complètement autre : un ocre étrange, plus soutenu que du caramel mais panaché d'une nuance dorée identique. Je ne me l'expliquais pas, à moins qu'il m'eût menti à propos des lentilles.
    (...)
    - Dommage pour la neige, hein ? me lança Edward.
    J'eus l'impression qu'il se forçait à faire la conversation. Une fois de plus, je cédai à la paranoïa - c'était comme s'il avait entendu l'échange que Jessica et moi avions eu à la cafétéria et qu'il essayait de prouver qu'il s'intéressait aux autres.
    (...)
    - Tu n'aimes pas le froid.
    C'était une affirmation.
    - Ni l'humidité, renchéris-je.
    - Tu dois difficilement supporter Forks, s'aventura-t-il.
    - Tu m'imagines même pas à quel point.
    Ces mots parurent le fasciner, ce qui le laissa pantoise. Quant à son visage, il m'obsédait tellement que je devais m'interdire de la contempler plus que ne l'autorisait la courtoisie.
    - Pourquoi es-tu venue t'installer ici, alors ?
    Personne ne m'avait posé la question - en tout cas de façon aussi directe.
    - C'est... compliqué.
    - Je devrais réussir à comprendre.
    Je ne dis rien pendant un long moment, puis commis l'erreur de croiser son regard. Ses prunelles d'un or sombre me déstabilisèrent, et c'est sans réfléchir que j'acceptai de m'expliquer.
    - Ma mère s'est remariée.
    (...)
    - Et tu ne l'apprécies pas, conjectura Edward sans se départir de sa gentillesse.
    - Si, Phil est chouette. Trop jeune, peut-être, mais sympa.
    - Pourquoi n'es-tu pas restée avec eux, s'il est aussi agréable ?
    (...)
    - Phil voyage beaucoup. Il est joueur de base-ball professionnel, précisai-je avec un demi-sourire.
    (...)
    - Et ta mère t'a expédiée ici afin de l'accompagner librement.
    De nouveau, c'était une affirmation.
    - Non, protestai-je, elle n'y est pour rien. C'est moi qui l'ai voulu.
    - Je ne saisi pas, avoua-t-il en fronçant les sourcils.
    Sa frustration me sembla démesurée. J'étouffai un soupir. Pourquoi prenais-je la peine de raconter ma vie ? Sûrement parce que l'intensité de sa curiosité ne faiblissait pas.
    - Au début, repris-je, elle est restée avec moi. Mais il lui manquait. Elle était malheureuse... Bref, j'ai décidé qu'il était temps que je connaisse un peu mieux Charlie.
    Je prononçai ces dernières paroles avec des intonations sinistres.
    - Et maintenant, c'est toi qui n'es pas heureuse, en déduisit-il.
    - La belle affaire !
    (...)
    - Tu donnes bien le change, murmura-t-il, appréciateur, mais je parie que tu souffres plus que tu ne le laisses voir.
    Je le gratifiai d'une grimace, résistant difficilement à l'envie de lui tirer la langue comme une gamine de cinq ans, puis je détournai la tête.
    (...)
    - Je t'agace ? demanda-t-il, l'air soudain amusé.
    Sans réfléchir, je lui jetai un coup d'oeil... et lui avouai la vérité, une fois de plus.
    - Pas vraiment, maugréai-je. Je m'agace moi-même, plutôt. Je suis tellement transparente. Ma mère m'appelle son livre ouvert.
    - Je ne suis pas d'accord. Je te trouve au contraire difficile à déchiffrer.
    Malgré tout ce que je lui avais confessé et tout ce qu'il avait deviné seul, il était apparemment sincère.
    - C'est que tu es bon lecteur.
    - En général, oui.
    Il m'adressa un large sourire qui dévoila une rangée de dents extra blanches et régulières.

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